Les bienfaits sur la Santé

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Effets du renforcement musculaire sur la santé

Au-delà du gain de force, cette méthode de renforcement musculaire est une occasion unique pour améliorer votre état de santé, et ce à plusieurs niveaux.

sante-methode-roc-vieillissementLe renforcement musculaire va jouer positivement sur différents métabolismes physiologiques, comme celui des glucides, des lipides (ou matières grasses), mais également sur la pression sanguine, la qualité de notre squelette et même sur notre souplesse. Les bienfaits ne s’arrêtent pas là, et peuvent même diminuer certaines douleurs osseuses et stimuler notre système cardiovasculaire (1 – 3).

Pour rentrer dans le détail, une étude publiée en 2006 nous indique que les exercices de renforcement musculaire sont associés à une baisse du risque de diabète de type 2.

Plus surprenant encore, selon cette étude, les résultats positifs obtenus avec des entraînements de force seraient supérieurs à ceux obtenus par des exercices de cardio classique. Egalement mentionné dans cette étude, l’entraînement de force aurait un effet bénéfique sur la densité minérale osseuse (4).

En 1998, une étude publiée par une équipe de l’Université de Furman aux Etats-Unis conseille la prescription d’exercices de renforcement musculaire pour améliorer l’état de santé et lutter contre certaines maladies. Cette méthode d’entraînement améliorerait la forme physique, et aiderait à la prévention et à la rémission des blessures orthopédiques (5).

Deux études, publiées en 2000 et 2006, nous confirment le rôle positif du renforcement musculaire sur la densité minérale osseuse, sur le gain de force et sur la sensibilité à l’insuline. Egalement, ces exercices augmenteraient le taux de HDL sanguin, et baisseraient celui des LDL. Finalement, cette étude conclue sur un effet positif modéré des entraînements de force sur le métabolisme de base (6, 7).

Les exercices de force peuvent augmenter la formation de l’os et ralentir la perte de masse osseuse à un âge moyen, selon une étude publiée en 2007 par l’Université de Caroline du Sud aux Etats-Unis (8).

Au niveau des douleurs arthritiques, plusieurs études ont montré que les entraînements de force pouvaient améliorer les performances physiques, réduire la douleur et le handicap lié à des arthrites rhumatoïdes et des ostéo-arthrites du genou (9, 10).

Lors d’un essai clinique randomisé sur l’efficacité des entraînements de force progressif, les auteurs ont démontré en 2002 que ces exercices étaient « réalisables et efficaces pour améliorer le contrôle de la glycémie et de plusieurs dysfonctionnements associés au syndrome métabolique chez des personnes âgées à haut risque avec un diabète de type 2 » (11).

 

Une avancée majeure a été obtenue dans le courant de l’année 2007, où une étude démontre que l’on peut inverser le vieillissement cellulaire par le renforcement musculaire.

 

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Cette étude, publiée dans un journal scientifique de haut vol, le Plos One, démontre qu’un entraînement de force (ou renforcement musculaire) d’une durée de 6 mois, sur des adultes âgés en bonne santé montrant des signes de dysfonctionnement mitochondriale et de faiblesse musculaire, a pu inverser ces signes du vieillissement au niveau phénotype mais également au niveau génétique.

Cette étude, sans aucun conflit d’intérêt, nous indique que les chercheurs ont suivi 596 gènes qui seraient liés au vieillissement, et seraient des marqueurs du déclin des fonctions vitales, une conséquence inévitable du vieillissement.

Il est intéressant de noter que la majorité de ces gènes sont liés aux fonctions mitochondriales. Ce point est majeur pour comprendre pourquoi le renforcement musculaire est une méthode novatrice et peu connue pour inverser les phénomènes liés au vieillissement cellulaire et musculaire.

Premièrement, et si vous ne le savez pas, les mitochondries représentent les usines de votre organisme. Ce sont bien ces petits organites qui produisent toute l’énergie dont votre corps a besoin. Sans elles, vous n’existeriez tout simplement pas.

Deuxièmement, et c’est un point légèrement plus technique, l’ADN mitochondriale est beaucoup plus simple à étudier, avec beaucoup plus de fiabilité, car cette ADN mitochondriale provient uniquement de notre mère.

Pourquoi l’ADN mitochondriale ne provient-elle que de nos mères ? Et pourquoi cela constitue-t-il un avantage ? Et bien durant la reproduction, l’ADN mitochondriale masculin, celle de nos pères, est systématiquement détruit durant la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde. Du coup, cette ADN ne provient que de nos mères, et cela signifie qu’on ne peut pas attribuer les différences d’expressions de cet ADN à cause de la contribution de l’ADN d’autres personnes, comme les pères. Ainsi, les scientifiques énoncent que sur plus d’un demi-millier de marqueurs génétiques du vieillissement étudiés (des gènes), 1/3 sont tout simplement retournés dans le passé, vers un stade plus jeune, un cas unique et spectaculaire d’une inversion du vieillissement (12).

C’est un cas unique d’inversion du vieillissement cellulaire qui implique directement la détérioration de notre puissance musculaire et de notre bien-être.

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Références scientifiques

1. Winett, R. A., & Carpinelli, R. N. (2001). Potential health-related benefits of resistance training. Preventive medicine, 33(5), 503-513.
 2. Seguin, R., & Nelson, M. E. (2003). The benefits of strength training for older adults. American journal of preventive medicine, 25(3), 141-149.
 3. Babraj, J. A., Vollaard, N. B., Keast, C., Guppy, F. M., Cottrell, G., & Timmons, J. A. (2009). Extremely short duration high intensity interval training substantially improves insulin action in young healthy males. BMC Endocrine Disorders, 9(1), 3.
 4. Warburton, D. E., Nicol, C. W., & Bredin, S. S. (2006). Health benefits of physical activity: the evidence. Canadian medical association journal, 174(6), 801-809.
 5. Feigenbaum, M. S., & Pollock, M. L. (1999). Prescription of resistance training for health and disease. Medicine and Science in Sports and Exercise, 31, 38-45.
 6. Pollock, M. L., Franklin, B. A., Balady, G. J., Chaitman, B. L., Fleg, J. L., Fletcher, B., … & Bazzarre, T. (2000). Resistance exercise in individuals with and without cardiovascular disease benefits, rationale, safety, and prescription an advisory from the committee on exercise, rehabilitation, and prevention, council on clinical cardiology, American Heart Association. Circulation, 101(7), 828-833.
 7. Braith, R. W., & Stewart, K. J. (2006). Resistance exercise training its role in the prevention of cardiovascular disease. Circulation, 113(22), 2642-2650.
 8. Haskell, W. L., Lee, I. M., Pate, R. R., Powell, K. E., Blair, S. N., Franklin, B. A., … & Bauman, A. (2007). Physical activity and public health: updated recommendation for adults from the American College of Sports Medicine and the American Heart Association. Circulation, 116(9), 1081.
 9. L. C. Rail, et al., “The Effect of Progressive Resistance Training in Rheumatoid Arthritis: Increased Strength Without Changes in Energy Balance or Body Composition,” Arthritis Rheum 39, no. 3 (March 1996): 415–26
 10. Ettinger, W. H., Burns, R., Messier, S. P., Applegate, W., Rejeski, W. J., Morgan, T., … & Craven, T. (1997). A randomized trial comparing aerobic exercise and resistance exercise with a health education program in older adults with knee osteoarthritis: the Fitness Arthritis and Seniors Trial (FAST).Jama, 277(1), 25-31.
 11. Castaneda, C., Layne, J. E., Munoz-Orians, L., Gordon, P. L., Walsmith, J., Foldvari, M., … & Nelson, M. E. (2002). A randomized controlled trial of resistance exercise training to improve glycemic control in older adults with type 2 diabetes. Diabetes care, 25(12), 2335-2341.
 12. Melov, S., Tarnopolsky, M. A., Beckman, K., Felkey, K., & Hubbard, A. (2007). Resistance exercise reverses aging in human skeletal muscle. PLoS One, 2(5), e465.
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